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Les coûts d’investissement des collectivités locales
s’emballent pour le haut débit en France (05/09/2004)
Les coûts d’investissement des collectivités
locales via des délégations de service public (DSP)
dans le développement de l’Internet à haut débit
en France (6% de la population nationale abonnée à
l’ADSL, la France étant désormais au dessus de la
moyenne européenne) prennent des proportions souvent considérables.
Ainsi, par exemple, le conseil général de l’Orne investit
près de 10 millions d’euros pour généraliser
la couverture de son territoire.
Pour sa part, la Communauté urbaine de Bordeaux aura d’ici
fin 2006 investi quelque 20 millions d’euros sur son territoire
(27 communes).
Plus marquant encore : le coût final du plan de développement
du haut débit du département des Pyrénées-Atlantiques
atteint près de 68 millions d’euros sur 3 ans, dont 68% -
soit 46 millions - par une subvention publique (département
– qui prend en charge 15 millions d’euros -, région Aquitaine
et fonds structurels européens).
Le solde (22 millions) étant financé par l’opérateur
téléphonique, le groupement Sogetrel/Ldcâble.
A ces 68 millions d’euros, s’ajoutent les frais d’aménagement
du domaine public de chaque commune concernée pour le passage
des fourreaux. Le contrat de délégation de service
publique (DSP) signé pour 20 ans prévoit, s’il est
« rentable », une « ristourne » des «
gains éventuels » - pour l’heure non estimés
-, à une hauteur (en pourcentage) que le département
comme l’opérateur se refusent à révéler
tant que le contrat signé n’est pas « officiellement
notifié », ce qui devrait être le cas courant
septembre 2004.
Dans son édition du 30 août, la lettre hebdo «
e-Locale » rappelle que le conseil de la concurrence (CC),
saisi par l'Autorité de régulation des télécommunication
(ART), a rendu son avis sur la charte "départements
innovants" signée avec France Télécom
le 28 juillet dernier. La charte, dont l'objet est d'établir
un partenariat entre France Télécom et un département
pour développer sur son territoire la couverture internet
haut débit par la technologie ADSL a en effet été
signée par plus d'une cinquantaine de conseils généraux.
Étant donné l'ampleur prise par cette opération,
l'ART a souhaité vérifier la légalité
de cette convention au regard du droit de la concurrence et du code
des marchés publics.
Dans son avis, le CC fait tout d'abord état de sa difficulté
à avoir accès aux conventions effectivement signées,
l'opérateur ayant argué de leur caractère confidentiel.
Finalement, les représentants du Conseil ont dû se
rendre dans les locaux de France Télécom pour consulter,
au-delà du modèle type, les conventions signées
par le Cantal, la Côte d'Or, la Savoie et les Deux-Sèvres.
Aussi le conseil précise-t-il que son avis a une "simple
valeur indicative pour l'établissement des conventions individuelles",
ces dernières pouvant avoir un "contenu effectif susceptible
de s'écarter du document type".
Le Conseil rappelle cependant que chacune des conventions signées
est susceptible de faire l'objet d'une saisine du Conseil et qu'elles
peuvent également être soumises au juge administratif
au titre du contrôle de légalité.
D'après un communiqué Mairie-info.com
Lien: Le site de mairie-info.com
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