|
ADSL : la carte de France des disparités
10% des territoires ne sont pas couverts par un accès haut
débit et dans 40% des cas France Télécom est
le seul opérateur présent. Une situation qui fait
passer tarifs et débits du simple au double. L'Internet rapide
est aujourd'hui un bien de consommation, sinon nécessaire,
du moins nécessaire pour le déploiement économique
et social des territoires. Mais de fortes différences existent
et la technologie dominante du haut débit, l'ADSL, est encore
trop souvent réservée aux habitants des grandes agglomérations
françaises. Du coup, des zones encore très étendues
du territoire national ne profitent pas du haut débit, surtout
les communes rurales et les quartiers éloignés des
répartiteurs téléphoniques.
Mi-juin, Près de 20.000 communes avaient totalement ou partiellement
accès à des connexions permanentes à Internet,
soit 83 % de la population française. Contrairement, près
de 16.000 communes n'étaient pas du tout couverts par l'Internet
haut débit. Ces zones blanches régressent rapidement
: à fin 2004, environ 90 % de la population aura accès
au haut débit.
Un objectif en accord avec l'initiative "Départements
Innovants" de France Télécom qui a annoncé
vouloir équiper tous les répartiteurs téléphoniques
en haut débit pour la fin de l'année 2006. Ainsi,
l'ART (Autorité de Régulation des Télécommunications)
estime que sur les 16.000 communes installées aujourd'hui
en zones blanches, "seulement" un millier d'entre elles,
trop loin des répartiteurs de France Télécom,
ne disposeront probablement pas de services DSL en 2007. "Ces
zones d'ombre ne se résorberont pas spontanément",
indique le régulateur.
Des clivages apparaissent aussi entre les zones denses et les zones
moins peuplées, où un seul opérateur est présent
: France Télécom. Cette situation crée déjà
des disparités en termes de débits et de tarifs proposés.
Néanmoins, depuis le décollage effectif du marché
du haut débit en France début 2003, les tarifs ont
été divisés par deux et les débits multipliés
par quatre.
Afin d’éviter ces lignes de clivages, l'ART et les
pouvoirs publics souhaitent que les collectivités à
devenir opérateurs de réseaux, comme le leur autorise
désormais la loi sur la confiance dans l'économie
numérique votée en juin 2004. Ce choix suppose de
la part des acteurs locaux un financement des projets à hauteur
de 30 à 70 %. Par ailleurs, le Comité interministériel
d'aménagement et de développement du territoire (CIADT)
du 14 septembre 2004 a prévu un dispositif, encore en cours
d'élaboration, pour les communes non couvertes. Pour atteindre
ces objectifs, le CIADT soutient des projets d’extension de
technologies alternatives à l'ADSL (Wi-Fi, WiMax, CPL, satellite)
et a mis de coté un budget de 11 millions d'euros pour leur
mise en oeuvre. Rendez-vous en 2007.
Article complet publié sur LeJournalduNet : disponible
ici
|