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ADSL 2+ : comment fonctionne
cette nouvelle norme ?
Cette technologie, basée sur son ancêtre l'Asymmetric
Digital Subscriber Line (ADSL), s'appuie sur le réseau téléphonique
commuté et ses lignes en cuivre. Lorsqu'elles sont exploitées
pour leur application d'origine, le transfert de la voix, les lignes
téléphoniques n'utilisent qu'une petite portion de
leur capacité, soit 4 Khz.
L'ADSL 2, et par conséquence, l'ADSL 2+ utilisent une plage
de fréquences supérieure, permettant au réseau
téléphonique de transporter en plus de la voix, des
informations numériques, les fameux paquets du protocole
Internet en vigueur, l'IP. Avec l'ADSL, le découpage des
plages de fréquences s'effectuait de cette façon :
de 0 à 4 Khz pour la voix ; de 25 à 200 Khz pour les
transferts de données montants ; de 250 Khz à 1,1
Mhz pour les transferts de données descendants.
Ce découpage autorise un débit théorique maximum
de 8 Mbits/s en réception d'informations, ou download, et
512 Kbits/s en émission d'informations, ou upload. Afin d'en
profiter, l'abonné doit s'équiper d'un filtre ADSL
et d'une carte réseau. Le filtre ADSL se charge de séparer
la voix des données numériques. La carte réseau
s'occupe quant à elle de transformer les signaux numériques
en signaux analogiques et inversement.
Désormais la majorité des foyers sont équipés
d'un modem, ou modulateur / démodulateur, qui intègre
les fonctions d'une carte réseau et d'un filtre ADSL. Chez
l'opérateur, les centraux téléphoniques doivent
être capable de faire passer les différentes informations
sur le même canal, c'est le multiplexage, une technique à
l'œuvre sur des concentrateurs appelés DSLAM (Digital Subsriber
Line Multiplexer).
L'ADSL 2+ étend la vitesse à 25 Mbits/s contre 10
pour l'ADSL 2
Disponible depuis cet été, l'ADSL 2 offre déjà
un gain de l'ordre de 25% en terme de débit, repoussant la
limite théorique à 10 Mbits/s. S'appuyant sur des
algorithmes de codage et de modulation plus performant, cette nouvelle
norme permet également de fixer librement la plage de fréquence
dédiée au passage de la voix. La plage émission
ou réception de données peuvent ainsi bénéficier
de 4 Khz supplémentaires.
L'ADSL 2+ repousse encore les limites du cuivre en portant à
2,2 Mhz la fréquence maximum des lignes téléphoniques.
En conséquence, le débit théorique maximal
atteint les 25 Mbits/s en réception et 1,2 Mbits/s en émission.
Cependant, avec la technologie ADSL, la montée en fréquence
détermine aussi la portée du signal. Avec l'ADSL 2+,
il faut donc que la prise téléphonique se situe à
moins de deux kilomètres du central pour profiter de débits
supérieurs à 10 Mbits/s.
Deuxième limite, l'ADSL 2+ nécessite l'utilisation
d'un modem de dernière génération pour le client
et l'installation de concentrateurs ADSL compatibles chez le fournisseur
d'accès. Free comme Wanadoo espère couvrir environ
50% du territoire. Deux nouvelles technologies viendront petit à
petit étendre les possibilités de l'ADSL 2+, le VDSL
(Very High Rate DSL) et le ReADSL (Reach Extended ADSL).
En savoir plus
Dossier ADSL : un marché en éruption
La première vise, via l'exploitation de bande de fréquence
plus haute, des débits de l'ordre de 27 Mbits/s sur canal
descendant et 3 Mbits/s sur canal ascendant, grâce à
une plage de fréquence extensible jusqu'à 12 Mhz.
Le second compte, par le biais d'une optimisation du dialogue entre
modems distants, augmenter la portée des lignes d'environ
5 à 10%. Ainsi les lignes téléphoniques éloignées
des centraux téléphonique de moins de 2,5 kilomètres
pourraient profiter des débits de l'ADSL 2+.
Source : le journal du net
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